421 vous rappelle
sans doute un célèbre jeu de dés
mais c’est aussi le nombre de vins présentés
dans cette nouvelle édition du guide Vins et
Santé.
421 vins dégustés et
commentés, appréciés, car avant
d’arriver à ce stade ils ont été
rigoureusement sélectionnés par l’équipe
du Guide aux quatre coins de la France et chez nos
voisins de Suisse.
Au fil des pages on retrouvera les
assidus du Guide, des Domaines, des Châteaux,
qui par leur travail et leur virtuosité sont
présents chaque année.
On découvrira des nouveaux
venus, valeurs montantes qui par leur passion et leur
enthousiasme deviendront nul n’en doute des
références.
On notera dans cette édition
l’arrivée du millésime 2003, une
année exceptionnelle qui a donné des
vins puissants et aromatiques, promis pour certains
à une très longue garde.
On observera la belle maturité
des millésimes plus anciens ainsi que l’avenir
très prometteur du cru 2004.
Beaucoup de plaisir en perspective
à lire ses pages et surtout beaucoup de bonheur
à déguster le maximum de vins référencés.
Eric Martin

Les polyphénols
totaux
Le test des scientifiques
Analyses réalisées
par le laboratoire Serres
Les polyphénols totaux sont composés
de
quatre principales familles de composés phénoliques :les
acides phénols, les flavones,
les anthocyanes et les tanins. Ils sont un élément
organoleptique indispensable aux vins,
car ils amènent l’astringence, la dureté
et la sapidité. Leurs origines proviennent
des parties
solides de la grappe (peaux, pépins, rafles).
Ils sont responsables de toutes les différences
entre les vins blancs, rosés et rouges.
La concentration en polyphénols totaux dépend
du :
- Cépage (les cépages rouges sont
naturellement plus concentrés que les cépages
blancs)
- Millésime (les années sont caractérisées
par une augmentation en matière sèche
variable selon la climatologie)
- Terroir (certains oligo-éléments
contribuent à la formation plus ou moins
importante en polyphénols)
- Techniques de vinification (l’évolution
importante de l’œnologie dans les caves
permet de jouer sur la concentration en polyphénols)
- L’éraflage : de plus en plus utilisé,
il permet d’équilibrer les doses en
polyphénols.
- La vinification en Blanc et en Rosé donne
de très faibles doses en polyphénols
totaux, car les temps de macération sont
très courts entre 4-heures et 12-heures maximum.
- La vinification en rouge en revanche bénéficie,
elle, d’une plus grande concentration, car
les temps de macération sont plus importants
selon les types de vins d’une semaine à
plus de deux mois
- Le pressurage a aussi son action sur la concentration,
une presse plus forte donne plus de polyphénols
qu’une pressée
faible
- L’élevage, l’apport du bois
(barrique) augmentent la concentration en polyphénols
par rapport aux cuves inertes.
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Tous
ces éléments contribuent à l’élaboration
de vins avec des potentiels polyphénoliques
variables.
Dans cette grande famille des composés phénoliques,
il existe des molécules très intéressantes
pour la santé humaine.
Les proanthocyanidols oligomères ou simplement
appelés “les oligomères”
(Dimères, trimères, tétramères,
pentamères…)
Leur concentration est de 59% dans les pépins,
de 19 à 21% dans les rafles et les pellicules,
moins de 1% dans les pulpes qui en sont
dépourvues.
Dans les vins, les teneurs varient beaucoup en fonction
du cépage utilisé et du procédé
technologi que de vinification employé :
- - la vinification de la vendange entière
foulée extrait la plus forte proportion des
oligomères contenus dans la grappe
de raisin (de l’ordre de 62%)
- la vinification par macération carbonique
donne des vins relativement riches en
oligomères, car elle extrait de l’ordre
de 43% de ces polyphénols
- La vinification avec chauffage de la vendange
et la vinification de vendange éraflée
extraient de 37% à 32% des
oligomères ; donc l’absence des rafles
entraîne une moindre richesse des vins.
Les porathocyanidols monomères ou simplement
appelés “les monomères”
sont des composés flavanoliques :
(+) catéchine [4]
(-) épicatéchine [7]
(-) épicatéchine –3-0 gallate
[11]
Ils permettent de caractériser l’année
de la récolte, car leurs proportions varient
selon le
millésime. Leurs concentrations varient selon
les cépages et le mode de vinification.
Sélection 2006
- Les vins blancs et rosés contiennent des
teneurs en composés phénoliques totaux
comprises entre 158 et 590,9 mg/l exprimé
en acide gallique.
- Les vins rouges contiennent des teneurs en composés
phénoliques totaux comprises
entre 1722,8 et 6504,4 mg/l
exprimé en acide gallique.
La variabilité des proportions en oligomères
et en monomères varie selon les facteurs décrits
précédemment. Il n’est pas envisageable
actuellement de déduire de ces différentes
valeurs une hiérarchie entre les différents
vins.
Cependant il apparaît que les vins ayant une
quantité importante de monomères et
un rapport monomères / oligomères le
plus élevé sont le plus qualitatif aussi
bien que sur le plan
gustatif que technique. Mais cela reste pour l’instant
une simple hypothèse à vérifier
dans le temps.
Les études récentes portées
sur les proantchocyanidols mono et oligomères
prouvent leur efficacité sur la santé
humaine. Particulièrement sur leur propriété
à s’opposer à la formation des
plaques d’athéromes
qui engendrent l’infarctus du myocarde. Le besoin
journalier de l’homme est de 100 mg ; dans notre
alimentation le vin en apporte l’essentielle
partie. En outre comme tout polyphénol, les
proanthocyanidols ont des propriétés
antioxydantes, renforçant la paroi des tissus.
Jean-François SERRES - Oenologue

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